
S'il est un outil indispensable (parmi d'autres) à l'horloger, c'est bien la brucelle. Très fine ou pas, elle sert à tout. Saisir les vis, les pièces et les positionner font partie de son utilisation. Elle peut également servir à poser les aiguilles ou à shunter les contacts de piles (Ac & +). Elle est aussi utile pour les pièces amovibles du boîtier (barrettes ressort et vis de bracelet) mais c'est bien lors d'un travail sur le mouvement qu'elle devient incontournable.
Il en existe de différentes gammes dont la numérotation est standard. Elle peut être en acier, en inox,, en carbone, avec des pointes céramiques, en Titane ou fabriquées dans des alliages spéciaux. Elle devrait toujours être antimagnétique et anti-acide pour le chimiste.
On peut retenir que le Titane a un rapport qualité / prix quasiment imbattable : sa légéreté (-40% par rapport à l'acier) donne un sentiment de maîtrise absolue du geste.
Les brucelles d'horloger sont numérotées de la pointe forte à la super-fine : de 1 à 5 (avec des variantes de formes et de longueur). La taille la plus courante est la n°3. Il en existe aussi pour des gestes particuliers comme courber les spiraux Breguet, pour tenir les têtes de vis ou couper les fils de quartz. La brucelle est un monde ! Le fabricant le plus connu est le Suisse Dumont mais d'autres comme Horotec ou Etic se spécialisent dans des modèles dédiés à certaines opérations.
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